Poésie et cinéma: autour des films de Terrence Malick

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Quand :
jeudi 23 mars à 16h00
2017-03-23T16:00:00+01:00
2017-03-23T16:15:00+01:00
Où :
Cinémathèque de Lausanne
Allée Ernest-Ansermet 3
1003 Lausanne
Suisse
Coût :
10.- / 8.- prix réduit
Organisateur :
Cinémathèque suisse et par la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne

Jessica Chastain dans The Tree of Life de Terrence Malick (2011)

Intervenants à la table ronde : Alain Boillat (professeur de cinéma à l’Université de Lausanne), Nadejda Magnenat (productrice, chercheurse sur la poésie et le cinéma), Antonio Rodriguez (directeur du Printemps de la poésie), Martin Rueff (professeur de littérature française UNIGE, poète).

16h00 Introduction par le prof. Alain Boillat, doyen de la Faculté des Lettres

16h10 Projection de The New World

18h30 Table ronde

19h30 Apéritif

20h30 Projection de The Tree of life.

La Cinémathèque suisse et l’Université de Lausanne consacrent une journée à la poésie au cinéma avec la projection de deux films de Terrence Malick: The New World (16h00), présenté par le professeur Alain Boillat, et The Tree of Life (20h30). Entre les deux séances, une table ronde aura lieu, suivie d’un apéritif.

À partir de The Red Thin Line (1998), le cinéaste américain donne une ampleur croissante à des séquences de célébration poétique du lien
premier au monde, notamment dans The New World, où il place notamment une saisissante prière de Pocahontas à la «Terre-Mère». Ces productions hollywoodiennes recèlent-elles une dimension «expérimentale»? La musique, le montage par association et les voix (souvent over) n’en font-ils pas des films lyriques? Malick est-il le seul à les pratiquer? Pourquoi la critique reste si partagée sur cette œuvre ?

The New World (2005) 
Virginie, 1607. T. Malick évoque les mythes fondateurs des Etats-Unis à partir des premières colonisations et de la rencontre de deux mondes. L’histoire d’amour entre le capitaine John Smith et la princesse Pocahontas devient le fil conducteur du film. Peu après une ouverture lyrique, une longue séquence poétique interrompt le récit, pour la célébration d’un monde édénique par la prière, et le réalisateur met en valeur certains procédés qu’il systématise. La musique de Wagner, la superposition des temporalités, ou encore les symboles magnifiés livrent des séquences qui s’apparentent à la poésie. Ces pratiques de montage sont-elles propres à Malick ? Comment le réalisateur transforme-t-il les rapports à l’histoire pour donner une puissance aussi bien lyrique que mythique à son film ?

The Tree of Life (2011)
Plus radicalement que ses précédents films, The Tree of Life se compose comme une oeuvre avant tout lyrique, éloignée des trames narratives. Partant de l’histoire d’une famille américaine dans les années 1950, Malick réalise des séries d’évocations de la « vie » : de ses principes à son terme. Ce film offre une illustration spectaculaire de ce qui peut tenir lieu de poésie au cinéma, sans forcément se cantonner au « cinépoème » ou aux approches expérimentales. Tout comme Kubrick dans 2001 l’Odyssée de l’espace ou encore Tarkovski, ce réalisateur nous incite à nous questionner sur ce que peut poétiquement le cinéma, notamment lorsqu’il s’éloigne du récit.

 

 

       

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