11/02/2018

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« Plus nomade que jamais », rencontre avec André Velter
lundi 12 mars à 12h15

En ouverture du Printemps, le poète André Velter, ancien directeur de la collection « Poésie » chez Gallimard et instigateur du Printemps des poètes en France, interviendra dans le cours Poésie d’Antonio Rodriguez.

Né en 1945 à Signy l’Abbaye dans les Ardennes, André Velter partage son activité entre les voyages au long cours (Afghanistan, Inde, Tibet) et la mise en résonance des poésies du monde entier. Sur France Culture, il a créé Poésie sur Parole. Il a également animé Agora (de 1995 à 1998), Poésie Studio (de 1997 à 1999) et les Poétiques, enregistrées chaque mois en public au Théâtre du Rond-Point, avec Claude Guerre (de 1995 à 1999). Orphée Studio, poésie d’aujourd’hui à voix haute, livre-témoignage sur l’expérience des Poétiques a été publié dans la collection Poésie/Gallimard. Ses chroniques littéraires dans Le Monde s’attachent surtout à l’Orient. Il dirige, chez Gallimard, la collection Poésie/Gallimard, L’arbalète, et la revue Caravanes aux éditions Phébus. Résolument attaché à la « voix haute », il tente d’inventer une oralité nouvelle, créant régulièrement avec comédiens et musiciens de vastes polyphonies. Il a reçu le « Goncourt / Poésie » en 1996.

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The Sacred Word : a Conversation about Poetry and the Spirit
mardi 13 mars à 19h30

Conversation entre un grand poète écossais et une écrivaine prêtre anglicane autour de la poésie comme spiritualité brute. Suivie de la projection d’un biopic sur Emily Dickinson. Une soirée en anglais.

La poésie a-t-elle perdu sa capacité à inspirer les hommes et à sacraliser le monde ? Le poète et musicien de jazz Don Paterson et l’auteure et prêtre anglican Marie-Elsa Bragg exploreront le rôle du rituel poétique à l’ère digitale. La soirée se poursuivra avec la projection en première suisse du film de Terence Davies, A Quiet Passion (2016) qui retrace la vie de la poétesse américaine Emily Dickinson.

Avec Don Paterson, Marie-Elsa Bragg et la prof. Kirsten Anne Stirling (UNIL).
Organisé par la Section d’anglais (UNIL) et le Cinéma CityClub.

Prix de la soirée : 15.- tarif plein, 12.- tarif réduit, 10.- tarif membre.

 

 

  

Mar
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Poésie en exil : quand les mots font le lien
vendredi 16 mars à 14h00 – 17h00

Comment poésie et livres créent du lien ? Fabiano Alborghetti, poète et médiateur culturel et Ruth Fassbind (Bibliomedia) témoignent de leurs expériences, en milieu hospitalier, carcéral ou avec des personnes migrantes.

Avec cette rencontre, nous souhaitons discuter de la place de la poésie et des livres dans une perspective socio-culturelle, en lien avec différents publics. Fabiano Alborghetti présentera ses projets de médiation poétique sous le titre : « Je suis tombé hors de ma vie » (projets d’écriture avec des migrant.e.s, en prison de haute sécurité, à l’hôpital).

Ruth Fassbind (Bibliomedia Soleure) présentera « Willkommen/Bienvenue », projet soutenant les bibliothèques qui proposent des ressources aux personnes migrantes nouvellement arrivées (prêts de livres, supports de cours, livres bilingues, lectures faciles). Ce projet est appelé à se développer en Suisse romande.

Pour les professionnel.le.s des bibliothèques et toute personne intéressée.
Suivi à 18h par une présentation de l’expo « Silences de l’exil » par Nadège Abadie et à 19h00 par une lecture bilingue de L’opposta riva/La rive opposée, par Fabiano Alborghetti et Pascal Cottin.

 

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Marché des éditeurs
dimanche 18 mars à 11h00 – 17h00

Un salon d’édition de poésie, une librairie éphémère, une table ronde, des lectures d’auteurs et poètes, un hommage à Anne Perrier, un espace bricolages poétiques pour les enfants… Bienvenue au marché !

Pour la deuxième fois, Bibliomedia accueille le marché des éditeurs et éditrices romand.e.s de poésie.
Séparé en trois espaces : salon de l’édition, lectures et table-ronde, accueil jeune public, le marché souhaite favoriser les rencontres et les échanges, en toute convivialité.

Déambulez au milieu des ouvrages de poésie, les éditeurs romands seront heureux de vous faire découvrir leurs nouveautés, leurs auteurs et leurs passions.

Programme 

  • 11h30-12h : Des personnalités invitées lisent et partagent leur poème coup de cœur, avec la Ville de Lausanne. Il s’agit de Yasmine Char, Claire Genoux, Stéphanie Pahud, Frédéric Sardet, Fred Valet et Joseph Zisyadis.
  • 12h-13h : Apéritif.
  • 13h-17h : Accueil libre pour enfants : bricolages poétiques et lecture par Tamara Rivière et Anastasia Friess.
  • 13h30 : Table ronde « Poésie et exil », avec Fabiano Alborghetti et Marina Skalova, modération Pierre Lepori.
  • 15h : Les Pays invisibles : lecture bilingue par Yari Bernasconi et Anita Rochedy de Nuovi giorni di polvere (En bas, CTL, SPS, 2018), avec le Centre de Traduction Littéraire de l’Université de Lausanne.
  • 16h : Hommage à Anne Perrier (Revue de Belles-Lettres et éditions Zoé), lectures notamment de José-Flore Tappy, Marion Graf et Sylviane Dupuis, suivie d’une verrée.

      

Poésie en exil : table ronde avec Marina Skalova et Fabiano Alborghetti
dimanche 18 mars à 13h30

Dans le cadre de son marché des éditeurs et éditrices romand.e.s de poésie, Bibliomedia propose une table-ronde sur le thème Poésie et exil, avec les poètes Fabiano Alborghetti et Marina Skalova. Modération : Pierre Lepori.

Quelle place pour la poésie dans l’exil ? Quelle place pour la poésie parmi celles et ceux qui sont témoins de ces voyages forcés et qui vivent dans les pays convoités ? Comment la poésie permet-elle de supporter, surmonter, résister à la violence du déracinement ? Que peuvent les mots quand on arrive dans un pays étranger et que l’on est dépossédé de sa propre langue ?

Pour en discuter :
– Marina Skalova, écrivaine d’origine russe et dramaturge : son travail interroge la relation entre poésie et politique.
– Fabiano Alborghetti, poète et médiateur culturel d’origine italienne : ses œuvres donnent la parole aux plus démunis, à celles et ceux dont on n’entend pas les voix. Une rencontre animée par l’écrivain et journaliste Pierre Lepori.

 

        

Les Pays invisibles / I Paesi invisibili
dimanche 18 mars à 15h00

 

Rencontre avec le poète tessinois Yari Bernasconi et la traductrice Anita Rochedy à l’occasion de la sortie du volume de la Collection bilingue : Nuovi giorni di polvere / Nouveaux jours de poussière.

L’exil, l’identité, l’Europe et ses frontières. La nostalgie d’un passé inconnu. Sur ces sujets à l’actualité douloureuse, le poète tessinois Yari Bernasconi se penche avec délicatesse. La traduction d’Anita Rochedy, sensible et précise, se fait l’écho en français de ce cri étouffé face à l’indicible. Lecture bilingue dans le cadre du Marché des éditeurs du Printemps de la poésie.

Yari Bernasconi, Nuovi giorni di polvere / Nouveaux jours de poussière, trad. par Anita Rochedy, préface de Fabio Pusterla, Editions d’en bas, en collaboration avec le Service de Presse Suisse et le CTL, 2018, 176 p., 24.- CHF.

 

     

Organiser la colère
dimanche 18 mars à 15h00

©Baptiste Gaillard

Assister à des lectures et performances, prendre part à une table ronde traitant de création et d’édition, visiter une bibliothèque itinérante, et découvrir des objets éditoriaux, pour penser à la diffusion de la singularité.

Dès 15h, nos visiteurs pourront découvrir la bibliothèque itinérante de poésie Le Caddie, constituée et gérée par Isabelle Sbrissa et Nathalie Garbely. Un programme de lectures et de performances sera proposé dès 18h, avec Marina Skalova, Cléa Chopard, Stéphanie Rosianu, Nicolas Tardy, Isabelle Sbrissa et Baptiste Gaillard. Nos invité-e-s présenteront aussi une sélection d’objets, particulièrement Nicolas Tardy, co-responsable des éditions Contre mur, qui nous parlera de son activité, exemples à l’appui.

La soirée se poursuivra avec une table ronde autour de la création et de la lecture de poésie contemporaine, avec Arno Renken, chercheur et enseignant à la Hochschule der Künste Bern. Il sera notamment question de la publication, en tant que pratique visant à rendre public, et des formes possibles pour la diffusion de travaux situés en marge des réseaux traditionnels de l’édition. Pour prolonger notre réflexion, nous écouterons enfin une performance sonore de Julie Semoroz (et plus).

Avec Nicolas Tardy, Marina Skalova, Cléa Chopard, Stéphanie Rosianu, Isabelle Sbrissa, Arno Renken, Colin Pahlisch, Baptiste Gaillard, Julie Semoroz et Jérémie Chevalier.

Poésie et peinture, les liens indicibles
dimanche 18 mars à 17h30 – 19h30

 

Venez visiter gratuitement l’exposition « Toulouse-Lautrec à la Belle Époque » et assister à une conférence inédite sur Lautrec et la poésie.

Depuis toujours, un lien étroit unit poésie et peinture, comme l’atteste la célèbre formule d’Horace « Un poème est comme un tableau ». Alors que la peinture a puisé ses sujets dans la littérature, nombre de poètes ont accompagné leur pratique poétique d’une réflexion sur les pouvoirs de la peinture. Dans le cadre de l’exposition qui se tient à la Fondation Gianadda, « Toulouse-Lautrec à la Belle Epoque », Christophe Imperiali interrogera ces liens étroits entre poésie et peinture à l’époque de Toulouse-Lautrec. La conférence sera suivie d’une table ronde entre poètes, avec Julie Delaloye, Pierre-Alain Tâche et Antonio Rodriguez, lors de laquelle chacun mettra en lumière l’écho possible de la peinture au travers de son expérience poétique.

Entrée libre à l’exposition dès 17h30. Début de la conférence à 18h00. Apéritif à 19h30. Avec le soutien de la Fondation Gianadda et du groupe Immo Differ Ensemble SA.

 

Mar
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Variations poétiques du système Dublin
lundi 19 mars à 17h30

L’asile : entre désobéissance civile et poésie administrative. Soirée autour des accords de Dublin.

Soirée autour des accords de Dublin et de la poésie présentée en trois parties : premièrement, une conférence d’Ibrahim Soysüren (Post-doctorant de l’institut de sociologie de l’UNINE) sur les accords de Dublin, suivie par une performance d’Alain Freudiger (Écrivain et performeur) qui entrera en résonance avec la conférence. Finalement, une table ronde éclair, modérée par Colin Pahlisch (Doctorant de la section de français de l’UNIL) avec Ibrahim Soysüren, Alain Freudiger et Gilles Merminod (Doctorant de la section linguistique de l’UNIL), viendra clore la soirée. Ces interventions interrogeront le système Dublin au prisme d’enjeux autant sociaux que poétiques. Cette soirée a lieu dans le cadre de l’exposition «non-entrée en matière», en collaboration avec Le Collectif R.

Lorsque l’administration de l’État se heurte aux parcours de vie des personnes demandeuses d’asile, on assiste à une violence froide. L’exposition présentée dans l’espace du Cabanon, en collaboration avec le Collectif R dans le cadre des Printemps de la Poésie 2018, propose de découvrir une trace du processus de marginalisation mis en place par le système étatique. Sur les murs en béton, une poésie administrative se donne à lire et entre en conflit avec des témoignages, visibles à l’intérieur du cabanon en bois. Au sein de l’espace, une pièce sonore « If you knew » proposée par Virginie Jordan, prolonge le dialogue. Le dispositif d’installation propose deux écoutes, un échange d’histoires, de mésaventures entre deux femmes demandeuses d’asile. Ces mots, incompris par la barrière de la langue, nous touchent malgré cela et nous transpercent autrement. Au fond, une question se pose : si vous saviez, feriez-vous quelque chose ? «non-entrée en matière» propose une lecture de l’aliénation subie par les personnes migrantes.

Exposition du 12 au 24 mars. Lundi-vendredi : 8h00 – 19h00. Samedi : 10h00-17h00.

 

La poésie comme récit impossible
lundi 19 mars à 20h00

 

Une soirée en compagnie de deux poètes, Esther Tellermann et Didier Cahen, sur les fragments poétiques de « l’identité ».

En quoi l’évocation poétique s’élabore sur les difficultés à bâtir une histoire de soi ? Comment se construit-elle sur les ruines d’un récit individuel ou collectif devenu impossible ?  La parole sera donnée à Esther Tellermann (une des principales voix contemporaines chez Flammarion) et Didier Cahen (poète et journaliste au Monde des Livres). Outre la rencontre des œuvres de ces deux poètes, nous nous interrogerons sur les pouvoirs de la poésie face aux décombres du récit. Plus largement, dans le cadre du judaïsme, tout récit sur l’identité n’est-il pas condamné à une certaine dispersion ou dissémination ? Mais n’est-ce pas alors une autre détermination de l’identité dont il faudrait aussitôt se défaire ?

Soirée organisée par la chaire de judaïsme et la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne.

La soirée sera animée par Antonio Rodriguez, Melina Marchetti et Jacques Ehrenfreund.

 

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La poésie hier, aujourd’hui et demain
samedi 24 mars à 20h00

 

Conférence donnée par Monsieur Jean-Marie Brandt et lectures de Jo Pellet, Benjamin Jichlinsky, Jean-Marie Brandt et Danielle Risse.

Cette année notre soirée du 24 mars emportera le public romand dans le langage universel de la poésie. C’est donc une mise en perspective que nous proposons, afin de montrer que la poésie est partout, qu’elle a toujours été et que tout commence avec le mot.

Le Printemps de la poésie, selon son leitmotiv : « la poésie accompagne nos vies, elle est partout », fait « jaillir le printemps » en même temps que la poésie. Ce jaillissement sera pour nous ce soir l’occasion de nous interroger : « où en sommes-nous avec la poésie, où va-t-elle, d’où vient-elle ? ». Langage des dieux, elle existe depuis toujours ; mais que sont devenus les dieux ? Langage universel de l’émotion, tout le monde la connaît ; mais combien la chantent ou la lisent encore ? Tel l’éphémère et flamboyant coquelicot, la poésie accroche peu le regard, n’est guère célébrée et apparaît sans défense face à l’algorithme devenu poète !

C’est donc une mise en perspective que nous proposons, afin de montrer que la poésie est partout, qu’elle a toujours été et qu’elle sera toujours, parce qu’elle est l’ultime espace de notre liberté par rapport à la beauté, la joie, l’amour, la vie, la mort.
En ces temps de grand chambardement d’une société dont les repères semblent de plus en plus nous échapper, nous demanderons à la poésie de nous rappeler en quoi elle est, avant toute chose, l’art de construire notre liberté. Cette subtile marge de manœuvre que nous créons entre l’émotion et la raison, dans l’espoir de sublimer notre rapport de dignité à l’adversité, à la finitude, à la laideur, au non-sens. Jouer sur la gamme infinie des cordes de l’émotion et de la raison, jusqu’à retrouver et reproduire la musique de l’univers, cette musique qui donne du sens aux êtres et aux choses ; jusqu’à écrire les notes du chant d’harmonie, de paix, de joie, de plénitude, d’amour : c’est le rôle de la poésie tel qu’il apparait depuis les origines de l’écriture, et même bien plus tôt avec les pictogrammes préhistoriques. C’est ce rôle de la poésie que nous voulons illustrer, non pas pour seulement le redécouvrir, ce qui serait déjà merveilleux, mais pour positionner la poésie par rapport à ses enjeux dans le monde de notre ici et de notre maintenant.
Cette mise en perspective prendra source dans le monde antique, grossira des flots concentrés du Moyen-âge, de la Renaissance, du Classicisme, du Romantisme, du Surréalisme, et se jettera dans le questionnement houleux de la crise du monde contemporain. Pour conclure nous embarquerons sur la poésie d’aujourd’hui, et mettrons toutes voiles dehors le cap sur l’espérance.