11/02/2018

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Les rituels de la poésie, rencontre avec Jonathan Culler
lundi 19 mars à 12h15

Conférence en français d’un des principaux critiques américains, professeur de littérature anglaise à Cornell (USA), auteur notamment de Theory of the lyric (2015).

Jonathan Culler est l’un des principaux professeurs de poésie aux Etats-Unis. Enseignant à Cornell, il viendra dans le cours de poésie d’Antonio Rodriguez pour traiter en français de la question du rituel en poésie. En effet, M. Culler a inscrit sa théorie du lyrique à l’encontre des approches abordant la fiction en poésie. Sa perspective se développe notamment sur les apostrophes pendant les rituels. Ces rituels sont-ils uniquement antiques ? Comment articuler les démarches rituelles à des conceptions contemporaines ? Cela a-t-il une rapport avec la poésie sacrée ou les rituels religieux ?

Variations poétiques du système Dublin
lundi 19 mars à 17h30

L’asile : entre désobéissance civile et poésie administrative. Soirée autour des accords de Dublin.

Soirée autour des accords de Dublin et de la poésie présentée en trois parties : premièrement, une conférence d’Ibrahim Soysüren (Post-doctorant de l’institut de sociologie de l’UNINE) sur les accords de Dublin, suivie par une performance d’Alain Freudiger (Écrivain et performeur) qui entrera en résonance avec la conférence. Finalement, une table ronde éclair, modérée par Colin Pahlisch (Doctorant de la section de français de l’UNIL) avec Ibrahim Soysüren, Alain Freudiger et Gilles Merminod (Doctorant de la section linguistique de l’UNIL), viendra clore la soirée. Ces interventions interrogeront le système Dublin au prisme d’enjeux autant sociaux que poétiques. Cette soirée a lieu dans le cadre de l’exposition «non-entrée en matière», en collaboration avec Le Collectif R.

Lorsque l’administration de l’État se heurte aux parcours de vie des personnes demandeuses d’asile, on assiste à une violence froide. L’exposition présentée dans l’espace du Cabanon, en collaboration avec le Collectif R dans le cadre des Printemps de la Poésie 2018, propose de découvrir une trace du processus de marginalisation mis en place par le système étatique. Sur les murs en béton, une poésie administrative se donne à lire et entre en conflit avec des témoignages, visibles à l’intérieur du cabanon en bois. Au sein de l’espace, une pièce sonore « If you knew » proposée par Virginie Jordan, prolonge le dialogue. Le dispositif d’installation propose deux écoutes, un échange d’histoires, de mésaventures entre deux femmes demandeuses d’asile. Ces mots, incompris par la barrière de la langue, nous touchent malgré cela et nous transpercent autrement. Au fond, une question se pose : si vous saviez, feriez-vous quelque chose ? «non-entrée en matière» propose une lecture de l’aliénation subie par les personnes migrantes.

Exposition du 12 au 24 mars. Lundi-vendredi : 8h00 – 19h00. Samedi : 10h00-17h00.

 

Ciné-poésie
lundi 19 mars à 18h30

 

Un lieu original, du vin, du cinéma, des textes, des surprises.

Cinémanoir s’exporte durant les travaux de sa salle mythique. Réfugié dans des murs du bourg, il propose un film poétique, un lieu où en parler, où continuer le verbe, l’expression, la vie. Des images et des mots à déguster assis, debout ou accouder au bar… Pour découvrir ces images en mouvement et les surprises possibles d’une soirée poétique.

Pour Cellules poétiques, Cinémanoir présente La Danza de la realidad d’Alejandro Jodorowski.

Drame franco-chilien (2013) – 2h10

 

     

Alfred Sapin, poète de l’Orient
lundi 19 mars à 19h00

 

Moment poétique autour des poèmes d’Alfred Sapin.

« C’est à un authentique voyage spirituel que nous convient les poèmes d’Alfred Sapin, à un retour à l’Orient polaire et adamique où la poésie véritable – universelle et intemporelle – prend sa source. » écrit son éditeur.

Sur le site des éditions La Nef de Salomon, on trouve cette indication : « À 72 ans, ce « poète inconnu » décide enfin de publier. L’intégralité de son œuvre poétique… 820 poèmes d’un coup. » Sur la couverture de la “Motte Adam”, publié en 1996, on peut lire : « En 1982, Pierre Seghers, qui avait eu connaissance de quelques poèmes d’Alfred Sapin, lui écrivait : « Je me trouve en présence d’un très grand livre. Du livre d’une vie, d’une communication avec le plus profond. Vraie poésie que celle du dedans, qui a trouvé sa forme et son langage. De l’incantation à l’hosanna, un “canto-jondo » comme je n’en ai point entendu, en plus de trente années de manuscrits et d’édition. » C’est à une découverte de ce poète et de cette poésie du dedans que nous convient Anne-Lise Vuilleumier-Luy , Mohamed Chetouane et Gabriel Baechler. Le moment poétique qu’ils proposent prendra la forme de récitations accompagnées et ponctuées d’instants musicaux et d’incantations soufies.

Avec Gabriel Baechler, Anne-Lise Vuilleumier-Luy et Mohamed Chetouane.

Prix: 8.-/10.-

 

La poésie comme récit impossible
lundi 19 mars à 20h00

 

Une soirée en compagnie de deux poètes, Esther Tellermann et Didier Cahen, sur les fragments poétiques de « l’identité ».

En quoi l’évocation poétique s’élabore sur les difficultés à bâtir une histoire de soi ? Comment se construit-elle sur les ruines d’un récit individuel ou collectif devenu impossible ?  La parole sera donnée à Esther Tellermann (une des principales voix contemporaines chez Flammarion) et Didier Cahen (poète et journaliste au Monde des Livres). Outre la rencontre des œuvres de ces deux poètes, nous nous interrogerons sur les pouvoirs de la poésie face aux décombres du récit. Plus largement, dans le cadre du judaïsme, tout récit sur l’identité n’est-il pas condamné à une certaine dispersion ou dissémination ? Mais n’est-ce pas alors une autre détermination de l’identité dont il faudrait aussitôt se défaire ?

Soirée organisée par la chaire de judaïsme et la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne.

La soirée sera animée par Antonio Rodriguez, Melina Marchetti et Jacques Ehrenfreund.

 

Rencontre Tulalu!? avec la poète Laurence Verrey
lundi 19 mars à 20h00

Entretien avec Laurence Verrey, conduit par Pierre Fankhauser, avec lecture d’extraits par la poète elle-même et des extraits musicaux joués par Edmée Fleury.

 

 

    

Une lecture à vue
lundi 19 mars à 20h30
Une lecture à vue @ Café Gavroche | Genève | Genève | Suisse

Trois poètes et performeurs pour une soirée d’expérience langagière, avec Pierre Thoma, Heike Fiedler et Patrice Mugny.

Entre lecture et improvisation, Pierre Thoma, par ailleurs compositeur (musique électroacoustique et installations sonores), lira à vue ce que son ordinateur portable (qu’il a préalablement programmé) improvisera à partir d’un vocabulaire qu’il lui a ‘donné’ et articulé par des règles syntaxiques qu’il lui a ‘apprises’.

Heike Fiedler jongle avec les mots, avec les langues, accompagnant sa lecture de sons et d’images en miniature et en temps réel. Dépasser les marges, déborder dans l’espace. Broder la poésie, comme tisser un tapis.

Patrice Mugny présente plusieurs de ses poèmes parus dans Le Pli de l’Eléphant et La Grenouille sur son nénuphar. Parallèlement à son activité citoyenne et fidèle à ses aspirations artistiques, Patrice Mugny, qui a été comédien, pratique la musique et l’écriture. Il a ainsi publié, outre la poésie, de la prose et des textes historiques.

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« Flash Rap » – Démo par les rappeurs du Centre des Jeunes
mardi 20 mars à 17h00 – 19h00

Le rap : la nouvelle poésie ? Dans ces tranches de vies urbaines, pas d’états d’âme ou de paroles inutiles, mais le témoignage urgent d’une jeunesse déconsidérée dans une société dépassée.

Les rappeurs abordent sans pudeur les spectres du 21ème siècle, drogue, sexualité, argent, rupture etc. En fracturant la syntaxe, en métissant le vocabulaire, en triturant la grammaire, les rappeurs arment l’expression directe de la parole urbaine, le paradis des mots que l’on assène comme des uppercuts pour rendre compte d’une réalité sociale. C’est l’essence même de leur art.

La médiation culturelle du Secteur jeunesse de la commune d’Ecublens voit l’art comme un moyen de se construire librement. Elle offre un espace où les jeunes sont créateurs et acteurs. Un espace libre dans lequel les adolescents sont acceptés tels qu’ils sont, sans attentes, à part celles qu’ils souhaitent avoir d’eux-mêmes.

 

Quand il faudra partir
mardi 20 mars à 18h00

 

Trois lecteurs, une pianiste et la magie des mots. « Quand il faudra partir » est un texte sur nos départs mais surtout sur nos rencontres. Celles que l’on a chaque jour avec nos proches, nos soucis et les nuages.

Trois comédiens de la Compagnie du Dé donnent vie au texte de Laure Coutaz durant environ 40 minutes. Le tout est accompagné de mélodies composées par Anaïs Fournier au piano. L’ambiance est intimiste, douce et bienveillante. Le texte « Quand il faudra partir » sera publié en juin prochain aux Éditions Torticolis et Frères. Venez donc nombreux l’écouter avant de le lire!

Avec Laure Coutaz, Anaïs Fournier, Sophie Vouilloz, Dorian Wolfcarius et Cédric Jordan.

Prix: 10.-/8.-

 

Eclats
mardi 20 mars à 19h00

 

Passer de l’un à l’autre, s’investir dans la variation de la voix, révèle les éclats d’une rencontre : des lettres perses aux récits de voyages contemporains.

Le premier temps de cette soirée s’articulera autour de deux voix qui tiendront chacune une disposition à la distance et au vécu que celle-ci induit. D’un côté, Rûmi, Wu Chen En ou encore Vâlmîki, feront signe vers une manière du texte et de la répétition qui alimente sans cesse les sens du lecteur et, en face, les récits et lettres de voyage d’Ella Maillard, de Pessoa et de Ramuz déposent net une impression qui semble s’effacer aussitôt. Le dialogue des voix laissera entendre aussi l’échange, mais c’est avant tout au sein des résonances que le spectateur laissera ses distances et rapprochement se former, par ce qui est au plus près de soi, une voix donnée « à qui tend le coeur plus que l’oreille » (Supervielle).

S’en suivra un texte d’ouverture pour une conversation mesurée, entre divers participants et le public, qui se calquera sur la première frontière, la peau.