11/02/2018

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Ça artificiel : finissage de l’exposition et table ronde
vendredi 12 avril à 17h00

 

Des mondes (numériques) de l’art : écrire/exposer la poésie à l’heure des intelligences artificielles.

Une machine peut-elle peindre un tableau de maître ? Écrire un sonnet à la façon de Shakespeare ? Débattues depuis la dernière révolution industrielle, ces questions trouvent aujourd’hui, à l’heure des intelligences artificielles, de nouveaux espaces de déploiements.

Le travail de Jérémie Wenger interroge les enjeux de l’écriture poétique dans le contexte des humanités numériques. Invité dans le cadre du Printemps de la poésie 2019, il repousse les frontières de la création littéraire en proposant d’allier la sensibilité poétique aux outils du Machine Learning. Quelles approches envisager dès lors, aux plans muséologiques et esthétiques pour une telle création algorithmique ? Faut-il craindre un remplacement des poètes par les machines ? Autant de questions qui pourront être abordées avec nos invités !

La table ronde sera suivie d’un apéritif.

Avec Claus Gunti (Histoire de l’art – UNIL), Isaac Pante (Sc. du langage et de l’information – UNIL), Monica Unser (Le Cabanon – UNIL), Jérémie Wenger (Écrivain, Goldsmiths College – University of London), et Colin Pahlisch (Section de Français – UNIL).

 

Le rap est-il poétique? Une table ronde avec le rappeur Scylla avant son concert à Genève !
vendredi 12 avril à 19h00

TABLE RONDE COMPLÈTE ! 

Le rap est-il poétique ? Une table ronde réunit le rappeur belge Scylla et des spécialistes à Genève.

La table ronde à 19h est complète. Pour tout renseignement concernant la table ronde laurence.iseli@unil.ch. L’entrée se fera à l’arrière de l’Alhambra à Genève et non par la porte principale dès 18h45. Le débat est gratuit, mais les réservations pour le concert se font indépendamment sur le site du Chat Noir.

Quels liens la poésie entretient-elle avec le rap ? Pourquoi les associe-t-on souvent ? Certains rappeurs méritent-ils d’être consacrés poètes au même titre que Baudelaire ou Victor Hugo ? Dépassons les frontières établies, ouvrons les oreilles et nourrissons les réflexions.

En prologue du concert du rappeur belge Scylla à l’Alhambra, le Printemps de la poésie et Le Chat Noir vous invitent à une table ronde apéritive et joyeuse autour de ces questions avec le rappeur Scylla et des spécialistes : Stéphane Hirschi et Émilien Sermier. Un débat modéré par Christophe Gilliand, rappeur et slameur connu sous le nom de Vivace et doctorant à l’Université de Lausanne.

Scylla se range dans les rangs des rappeurs conscients, symbole d’humilité, au message universel. Il vise à toucher tout un chacun dans son for intérieur, peu importe son parcours de vie, ses origines sociales, ethniques, ses convictions ou son degré de connaissance. En 2009, première « plongée » au cœur de son univers artistique solo par l’intermédiaire d’Immersion. La descente dans ses profondeurs se poursuit en 2011 avec le projet Thermocline puis Second Souffle, pour aboutir en 2013 à Abysses. Scylla publie, en octobre 2018, son album intitulé Pleine Lune, en collaboration avec Sofiane Pamart qui l’accompagne au piano.

Stéphane Hirschi, spécialiste de la chanson française, président-fondateur du festival « Le Quesnoy en chanteurs », est professeur à l’université de Valenciennes, où il est directeur de la Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment sur Brel ou sur Aragon. Il dirige aux Belles Lettres la collection « Cantologie », terme dont il est le créateur.

Émilien Sermier est Assistant à l’Université de Lausanne, Il mène une thèse sur le roman moderniste en France (1917-1930). Il a publié plusieurs articles sur des écrivains comme Apollinaire, Cendrars, Cocteau, Max Jacob ou Soupault. Parallèlement à ces recherches, ses travaux portent sur l’extension de la poésie hors du livre, en particulier dans le rap : il a ainsi fait paraître un article sur les manières dont les rappeurs se réapproprient les références littéraires (« Le rap, aux noms des poètes. De MC Solaar à Vîrus », in D. Abrechtet alii (dir.), Faire littérature. Usages et pratiques du littéraire (xixe– xxiesiècles), Lausanne : Archipel Essais, 2019 – à paraître en février).

Christophe Gilliand sous le pseudonyme de Vivace, est un rappeur/slameur actif sur la scène genevoise. Il est également vice-président de l’ASMV, Association de soutien à la Musique Vivante. Doctorant à l’Université de Lausanne, il prépare une thèse dans le domaine de la philosophie environnementale. Dans ce cadre, il s’intéresse notamment à la façon dont l’expression poétique, en ouvrant des brèches en deçà des abstractions du langage pour nous conduire vers l’intimité de notre vécu, peut renouveler notre rapport au monde et nous en offrir une expérience plus enracinée.

S’en suivra un concert de Scylla et Sofiane Pamart, programmé par le Chat Noir à l’Alhambra à Genève. Vous pourrez découvrir l’univers sombre et poétique des deux artistes.

Table ronde à 19h, concert à 21h30.

Tarifs pour le concert : 35.- (tarif plein), 29.- (tarif réduit).

Informations et réservations

 

 

           

Loraine Félix / Chanson francophone
vendredi 12 avril à 20h00

 

Loraine Félix, « championne dans l’art de raconter des histoires », porte un regard tour à tour espiègle et attendri sur des personnages plein d’humanité.

Les textes et l’interprétation vivante sont au coeur de ce spectacle, au cours duquel vous pourrez découvrir quelques nouveautés qui annoncent la préparation du troisième album de la chanteuse. Loraine Félix vous invite à écouter ses nouvelles et moins nouvelles chansons en toute simplicité, accompagnée par Timothée Haller au piano.

La représentation aura lieu dans le cadre du Printemps de la poésie le 12 et le 13 avril à 20h.

Informations et réservations sur le site du Théâtricul.

 

« Morsures du Jour » : spectacle poétique
vendredi 12 avril à 20h30

 

« Morsures du Jour » est une création originale qui propose de découvrir l’univers poétique d’Eve-Line Berthod, fondatrice de la compagnie « Dinn! Dinn! ». Le spectacle est porté par la talentueuse comédienne valaisanne Mali Van Valenberg (Prix culturel d’encouragement de l’Etat du Valais 2017).

« Morsures du Jour » est une création originale portée par la talentueuse comédienne, Mali Van Valenberg. Les textes, en vers et en prose, annoncent un départ vers des paysages de l’absence, à la fois élémentaires et urbains, pleins d’ombres et de lumières. Dans ce voyage à la lisière de l’intime et de l’universel, alliant textes, vidéo et images, la parole devient « un falot tendu vers l’île », une manière d’être au monde et de lui résister. La scène se déploie alors comme autant de possibilités de se raconter…

Le jeudi 11 avril à 19h, le vendredi 12 avril à 20h30 et le samedi 13 avril à 19h.

Avec Mali Van Valenberg (jeu) Eve-Line Berthod (textes et concept) Simon César Forclaz (vidéo) Florence Zufferey (photo) Aurélien Cibrario (Lumière, vidéo, son) Christophe Erwein (administrateur).

 

J’arriverai par l’ascenseur de 22h43 – théâtre
vendredi 12 avril à 20h30

Nous avons tous un Thiéfaine quelque part, un rempart, une balise artistique, un compagnon d’infortune, une admiration au-delà du raisonnable pour une personne que la plupart du temps, on ne connait pas personnellement.

J’avais douze ans, un plus grand écoutait L’ascenseur de 22h43, ça a commencé ce jour-là. Ensuite j’ai découvert ses disques, ses concerts à chaque nouvelle tournée.

J’ai toujours voulu payer mes dettes, il se trouve qu’avec Hubert-Félix Thiéfaine j’ai une ardoise, c’est pourquoi j’écris ce monologue proche d’un soliloque en forme d’hommage, de reconnaissance d’avoir un jour rencontré son art !

Les chanteurs de la nouvelle génération expliquent souvent, quand un micro leur est tendu, l’impact qu’ils ont ressenti à l’écoute des albums d’Hubert-Félix Thiéfaine. Ils ont pu éventuellement lui rendre hommage avec l’album Les Fils du coupeur de joints. Moi je ne viens pas de la musique, je parle à travers le medium du théâtre. Ce texte interroge l’irrationnel de l’admirateur, le rapport au fan que je suis.

Philippe Soltermann

 

Spectacle suivi d’une conférence donnée par Françoise Salvan-Renucci autour du discours poétique et musical des chansons de H.F. Thiéfaine.

Le mardi 9 avril et le vendredi 12 avril à 20h30.

Le mercredi 10 avril, le jeudi 11 avril et le samedi 13 avril à 19h.

Tarifs : 25.- (adultes), 15.- (tarif réduit).

 

Conférence autour du discours poétique et musical des chansons de H.F. Thiéfaine
vendredi 12 avril à 22h00

 

Vendredi 12 avril, aux environs de 22h, en bord de scène, nous vous invitons à assister à la conférence donnée par Françoise Salvan-Renucci. Une occasion unique de découvrir une analyse savoureuse, passionnante et passionnée de l’oeuvre de Thiéfaine, proposée par une fan résolue et absolue !

Les chansons de Hubert Félix Thiéfaine allient un rock puissant et énergique à une écriture poétique d’une complexité fascinante, plurilingue, multivoque et incroyablement riche de références littéraires, artistiques et philosophiques.

Françoise Salvan-Renucci, ancienne élève de l’ENS, maître de conférences habilitée à diriger des recherches à Aix Marseille Université et membre permanent du CTEL de l’Université Nice Sophia Antipolis (Université Côte d’Azur), consacre la totalité de son activité de chercheur au projet global intitulé : « inventaires dans [un] pandémonium » et « labyrinthe aux couleurs d’arc-en-ciel » : essai d’analyse du discours poétique et musical des chansons de H.F. Thiéfaine.

La série de livres réunissant les résultats de ses recherches paraîtra à partir de 2019. Ce cycle de conférences débuté en 2015 en marge des concerts du VIXI Tour XVII se poursuit désormais de façon pérenne.

Intervenant à la suite de la représentation du spectacle de Philippe Soltermann J’arriverai par l’ascenseur de 22h43 : chronique d’un fan de Thiéfaine, ce parcours dans l’univers thiéfainien détaillera les principales caractéristiques du corpus de l’auteur, soit les méandres de la polysémie plurilingue – discours à strates multiples dont au moins une érotisante inspirée de Lacan et une poétologique issue des réflexions de Barthes – et  la complexité du halo associatif – de l’Antiquité à nos jours, de l’Amérique précolombienne au Japon actuel –, en se focalisant bien sûr essentiellement sur les exemples évoqués dans le spectacle.

 

Avr
13
sam
Correspondance
samedi 13 avril à 10h30

 

Durant quelques mois, Fanny Briand et Philippe Constantin se sont échangés des lettres, abordant de façon poétique mille et un sujets de la vie…

Durant quelques mois, chaque semaine, Fanny Briand et Philippe Constantin ont correspondu par lettres pour évoquer, poétiquement, mille et un sujets de la vie. Cette lecture est un choix de quelques extraits forts de cette correspondance. Celle-ci sera, dans le cadre du spectacle proposé, ponctuée par quelques interventions musicales afin de souligner les silences, les non-dits autant que les rêves et la rencontre de deux écritures qui se répondent parfois pour mieux se déchirer ensuite.

Entrée libre.

 

Retrouvez également Virgile Elias Gehrig aux Bains des Pâquis pour une autre lecture « Et si nous valsions encore une fois avant de mourir? » le 14 avril.

 

« Traduire, accueillir », une conférence de Jean-Baptiste Para qui ouvre sur le monde !
samedi 13 avril à 14h00

 

La traduction, dans sa valeur ontologique, ouvre sur le monde et se présente comme une forme d’hospitalité. Traducteur de l’italien et du russe, Jean-Baptiste Para nous livrera ses réflexions sur sa pratique de la traduction.

Depuis Chateaubriand et Baudelaire, depuis Hölderlin, Nerval et Mallarmé, il semble bien que quelque chose du destin de la parole se soit joué de plus en plus consciemment dans la traduction. Pour nombre de poètes contemporains, l’aventure de traduire est devenue indissociable de l’expérience d’écriture. « On ne peut traduire, et pourtant on y est obligé. C’est cette impossibilité que j’aime », disait Antoine Vitez. Et il ajoutait : « On est convoqué devant le tribunal du monde à traduire. C’est presque un devoir politique, moral, cet enchaînement à la nécessité de traduire les œuvres ». En quoi la traduction d’une œuvre est-elle à chaque fois une expérience neuve ? Quelle pourrait-être la devise du traducteur ? Pourquoi la traduction peut-elle être considérée comme l’une des formes les plus nécessaires de l’hospitalité ? Ces questions et quelques autres sous-tendront un propos où se croiseront les chemins du témoignage et de la réflexion.

La rencontre prend place en ouverture du Programme Gilbert Musy.

 

« Morsures du Jour » : spectacle poétique
samedi 13 avril à 19h00

 

« Morsures du Jour » est une création originale qui propose de découvrir l’univers poétique d’Eve-Line Berthod, fondatrice de la compagnie « Dinn! Dinn! ». Le spectacle est porté par la talentueuse comédienne valaisanne Mali Van Valenberg (Prix culturel d’encouragement de l’Etat du Valais 2017).

« Morsures du Jour » est une création originale portée par la talentueuse comédienne, Mali Van Valenberg. Les textes, en vers et en prose, annoncent un départ vers des paysages de l’absence, à la fois élémentaires et urbains, pleins d’ombres et de lumières. Dans ce voyage à la lisière de l’intime et de l’universel, alliant textes, vidéo et images, la parole devient « un falot tendu vers l’île », une manière d’être au monde et de lui résister. La scène se déploie alors comme autant de possibilités de se raconter…

Le jeudi 11 avril à 19h, le vendredi 12 avril à 20h30 et le samedi 13 avril à 19h.

Avec Mali Van Valenberg (jeu) Eve-Line Berthod (textes et concept) Simon César Forclaz (vidéo) Florence Zufferey (photo) Aurélien Cibrario (Lumière, vidéo, son) Christophe Erwein (administrateur).

 

J’arriverai par l’ascenseur de 22h43 – théâtre
samedi 13 avril à 19h00

 

Nous avons tous un Thiéfaine quelque part, un rempart, une balise artistique, un compagnon d’infortune, une admiration au-delà du raisonnable pour une personne que la plupart du temps, on ne connait pas personnellement.

J’avais douze ans, un plus grand écoutait L’ascenseur de 22h43, ça a commencé ce jour-là. Ensuite j’ai découvert ses disques, ses concerts à chaque nouvelle tournée.

J’ai toujours voulu payer mes dettes, il se trouve qu’avec Hubert-Félix Thiéfaine j’ai une ardoise, c’est pourquoi j’écris ce monologue proche d’un soliloque en forme d’hommage, de reconnaissance d’avoir un jour rencontré son art !

Les chanteurs de la nouvelle génération expliquent souvent, quand un micro leur est tendu, l’impact qu’ils ont ressenti à l’écoute des albums d’Hubert-Félix Thiéfaine. Ils ont pu éventuellement lui rendre hommage avec l’album Les Fils du coupeur de joints. Moi je ne viens pas de la musique, je parle à travers le medium du théâtre. Ce texte interroge l’irrationnel de l’admirateur, le rapport au fan que je suis.

Philippe Soltermann

Le mardi 9 avril et le vendredi 12 avril à 20h30.

Le mercredi 10 avril, le jeudi 11 avril et le samedi 13 avril à 19h.

Tarifs : 25.- (adultes), 15.- (tarif réduit).